L’Arboriculture

Le diagnostic de la pauvreté, réalisé dans la zone d’intervention du RECODEF a montré que la majorité de la population (94 %) vit de l’agriculture pluviale. Elle est caractérisée par une très grande vulnérabilité due aux aléas climatiques comme le montre les déficits enregistrés au cours de certaines campagnes agricoles et qui avoisinent 283 à 326 mm selon les périodes défavorables. Par conséquent, les données recueillies sur la satisfaction des besoins alimentaires d’origine agricole ont montré l’importance du déficit dans ce domaine ; en effet, la durée de la soudure est très longue d’avril à septembre pour 54 % des ménages.

Dans les années 1960-1970, les zones de bas fonds connaissaient une pratique très répandue de l’arboriculture. La production (mangue et anacarde) était échangée contre des produits (mil et arachide) cultivés dans la zone continentale. Mais avec l’arrivée des sécheresses (1973 et 1983), cette ressource très importante pour les populations de la zone a été fortement dégradée. Les mares s’étaient asséchées, les lits ensablés et le peuplement arboré disparu.

Avec des piques pluviométriques (770,5mm en 2004 et 788,3 mm en 2008, l’arboriculture est reconnue comme stratégie d’adaptation efficace et durable contre le changement climatique.

Avec l’appui du RECODEF et de ces partenaires comme la Caritas Dakar et la KLB Allemagne, 23 familles de producteurs ont aménagé leurs parcelles et y ont planté des arbres fruitiers (manguier, anacardiers, goyaviers…etc.). Elles en tirent chaque année des revenus leurs permettant une alimentation correcte durant les périodes de soudure. En plus, Ces parcelles constituent pour autant une ceinture verte luttant contre l’ensablement des bas fonds.

Dans la poursuite de ces objectifs, entre autres l’amélioration des revenus des ménages et la reconstitution du couvert végétal, le RECODEF bénéficie depuis 2014 de l’appui de Jappoo Développement de Mbour et de son Partenaire Rotary Club pour la fourniture des plants à 33 exploitations familiales. L’expérience est encourageante et la demande est très forte, mais la fourniture de plants pose problème. Ils sont achetés dans les périmètres du service des eaux et forets et nous arrivent à un état défectueux avec beaucoup de pertes (voire 10 à 15%).

Pour juguler ce problème et assurer une mise à échelle de cette stratégie à haute intensité d’emplois agricoles, le RECODEF envisage la création d’une pépinière intercommunautaire qui produira plus de 50000 plants par année en vue d’appuyer le développement de l’arboriculture fruitière et biologique dans les communes de Fissel, Ndiaganiao, Ndondol et Ngoye au Sénégal.

Pour plus d’informations sur ce projet, merci de prendre contact avec le secrétariat du RECODEF ?