Maraichage Biologique

Dans les efforts d’accroissement et de diversification de la production et des revenus agricoles des ruraux, le maraîchage est un des axes prioritaires de valorisation des potentialités locales.

Développé dans la zone pour palier aux effets de la sécheresse sur les productions hivernales, le maraîchage constitue une culture de contre saison avec comme principales spéculations l’oignon, la tomate, le piment, l’aubergine, la salade, le choux, et le gombo. Il constitue un palliatif considérable au phénomène de l’exode rural et au déficit de la production céréalière.

Malgré des conditions physiques favorables qui devraient favoriser son expansion, cette activité reste confrontée à plusieurs difficultés (divagation des animaux, manque d’organisation et de formation des producteurs utilisant de manière abusive des produits chimiques à provenance douteuse, difficultés d’accès aux intrants et aux facteurs de production, etc..).

 Dune part, ces difficultés inhibent son développement, entraînant des résultats techniques et économiques en deçà des objectifs de production souhaités. Et d’autre part, la commercialisation de la production n’est pas structurée. Des contraintes liées à l’écoulement des produits sont identifiées dans ce secteur en haut potentiel d’emploi des jeunes agriculteurs.

Jusqu’en 2004, les producteurs de la zone n’avaient aucune information sur la production maraichère biologique aussi bien pour l’agriculture que pour l’élevage. Les conséquences liées à l’utilisation des produits chimiques n’étaient pas à l’ordre du jour des préoccupations quotidiennes. C’est précisément en 2005, avec la mise en œuvre du projet de lutte contre la soudure et l’endettement de l’association le RECODEF, que la qualité des produits agricoles est devenue un thème de réflexion dans toutes les communautés.

Un processus de conscientisation sur la situation a occupé les populations pendant trois (03) ans. Les producteurs, les autorités et élus locaux ont partagé autour de l’enjeu de l’utilisation des produits chimiques à travers l’organisation de journées d’information et de sensibilisation, des ateliers formation tenus dans les périmètres des producteurs.

Dans le souci de faire du maraichage biologique une stratégie alternative efficace et durable contre le changement climatique, le RECODEF a initié son jardin école biologique. L’installation de ce jardin fait suite à un processus de sensibilisation et de conscientisation des producteurs et populations sur l’agriculture biologique et l’approche agro écologique maraîchère.

OLYMPUS DIGITAL CAMERAAprès deux ans de fonctionnement, 57 femmes et 26 jeunes ont été formés en technique maraichères  biologiques. Ces résultats ont inspiré l’élaboration en 2014 d’un projet de deux ans pour la consolidation et la démultiplication des connaissances dans 04 autres groupes de femmes et jeunes dans la zone.
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L’autre perspective et non la moins importante est l’implantation d’un périmètre maraicher et arboricole pour occuper les jeunes pendant la saison sèche. Cela procédera par (1) l’aménagement et l’équipement d’un terrain de 15 ha affecté à l’organisation par la commune de Fissel, (2) la fourniture de semences de qualité et de petits matériels adéquats, (3) l’implémentation d’un centres de tri et de conditionnement et le renforcement des capacités en technique de production maraichère biologique.

Merci pour votre intérêt à demander plus d’information sur ce projet.